sainte Marie Magdeleine

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La “mémoire” liturgique de sainte Marie-Madeleine devient “fête” L’Apôtre des Apôtres, apôtre de la miséricorde

Marie-Madeleine, “l’apôtre des Apôtres” comme l’appelle saint Thomas d’Aquin, sera « fêtée » par toute l’Eglise le 22 juillet prochain : la « mémoire » liturgique dite « obligatoire » devient une « fête », comme celles des Douze apôtres, par volonté du pape François. Sous le signe de l’Année de la miséricorde : il s’agit de fêter en elle la première “apôtre de la miséricorde”.  

– “Marie !” – “Rabbouni !”

 

L’échange entre le Christ ressuscité et Marie de Magdala, Marie-Madeleine, a inspiré la fameuse fresque du bienheureux Fra Angelico OP, au couvent San Marco de Florence. Ce passage de l’évangile selon saint Jean (chapitre 20, vv. 11-18) est lu à la messe du mardi de Pâques : « Jésus lui dit alors : “Marie !” Elle se tourne vers lui et lui dit : “Rabbouni !” ce qui veut dire : “Maître” dans la langue des Juifs. Jésus reprend : “Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.” Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : “J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit.” »

 

Témoin oculaire de la résurrection, elle en a témoigné auprès de la communauté de Jérusalem et c’est bien là le rôle d’un apôtre : rendre témoignage au Christ ressuscité après en avoir fait l’expérience. Il s’agit d’une “décision prise dans le cadre du Jubilé de la miséricorde”. Le saint pape Jean-Paul II donne une grande importance à Marie-Madeleine dans sa lettre apostolique sur la dignité de la femme, Mulieris dignitatem, rappelant son titre d’apôtre des Apôtres ». Jean-Paul II voit dans le rôle confié par le Christ à Marie de Magdala la volonté de celui-ci de de transmettre la vérité divine aux femmes aussi, dans un contexte social et religieux où le témoignage d’une femme n’avait pas de poids.

 

La décision du pape François s’inscrit dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, pour manifester comment Marie de Magdala est elle-même le premier apôtre de la miséricorde, et un modèle authentique d’évangélisation, fondée sur l’amour du Christ et son amour du Christ. L’auteur voit dans la méditation du « ne me touche pas », un antidote à la tentation de l’Eglise, du chrétien, d’une « appropriation matérialiste » et d’une « compréhension humaine », réductrice, « du mystère divin » : il s’agit de ne pas rechercher des sécurités humaines ou les titres mondains, mais vivre de la foi dans le Christ vivant et ressuscité.

 

C’est pourquoi la célébration liturgique de sainte Marie-Madeleine aura dès le 22 juillet prochain « le même caractère festif réservé à la célébration des apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église ».