Une histoire de résurrection

Témoignage d’un Frère de Norfolk, aujourd’hui libéré

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C’est une histoire de résurrection : Cela commence dans son pays, le Vietnam, puis, après beaucoup de complications et d’épreuves extrêmement difficiles, son voyage a continué jusqu’à la Nouvelle Angleterre, et finalement, la prison de Norfolk. Il la raconte à sa façon comme une histoire de « puissance et de pardon ».

Après 15 années de prison, il devait se présenter à la Cour.

« J’étais très inquiet, anxieux… parce que je ne savais pas ce qui allait m’arriver. Je devais faire face à mes fautes devant la famille de ma victime, devant le Procureur et devant la Cour. Ils me poseraient beaucoup de questions auxquelles je ne saurais répondre, mais je décidais de m’effacer pour permettre à Dieu de s’occuper de tout. D’une certaine façon, mon cœur me disait que « rien n’est impossible à Dieu . .

Avant que je n’entre dans la salle d’audience, un officier civil m’a informé de la présence d’amis pour me défendre, mais il y aurait aussi l’opposition par la famille de la victime, ainsi que le D.A.

Mon cœur battait fort, mais aussitôt entré dans la salle je n’avais plus peur.

J’ai prononcé mon serment, la présidente m’a posé quelques questions et puis j’ai commencé à parler.

Mon discours était en fait la confession générale de mon crime et cela produit une impression terriblement négative dans la famille de la victime. J’ai beaucoup pleuré pendant mon intervention parce que j’ai entendu la famille de la victime pleurer derrière moi. Mon cœur était troublé… j’ai réalisé que mon crime avait blessé tant de personnes, directement et indirectement. J’étais écrasé par le poids de mon crime et je regrettais profondément mes actes.

Après un bref répit, le Procureur a parlé de la part de la famille de la victime. Cette famille avait souffert énormément après la mort de celui qu’ils aimaient et ils ne seront plus jamais les mêmes. Pourtant, certains membres de cette famille avaient décidé de me pardonner.

… me permettre de retourner dans la société sans aucune réserve. 

Ce jour-là j’étais vraiment touché par la puissance du pardon et de la compassion. La famille de la victime n’était pas venue pour me déclarer innocent devant le public. Mais ils sont venus pour me montrer leurs blessures, leur perte, leur douleur, leur colère et leur ressentiment… et ils m’ont pardonné. Mes victimes m’ont aidé à voir clairement le corps meurtri du Christ suspendu à la croix et qui prononçait des mots de pardon pour notre rédemption. »

Je suis encore étonné aujourd’hui… Entendre ces paroles, c’était faire l’expérience de l’amour de Dieu et de son pardon et je crois fermement que Dieu s’est servi de la famille de la victime comme un instrument de la Grâce de Dieu pour me libérer de la servitude de la honte, de la culpabilité et de l’emprisonnement. « Rien n’est impossible à Dieu ».